John Axelrod






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4 Dec 2012
Gens et Axelrod revisitent Berlioz et Ravel
ResMusica- Clef d'Or Disque de l'Année

Clef d'Or- Dique de l'Année- Gens et Axelrod revisitent Berlioz et Ravel « À Emporter « ResMusica 12/4/12 11:23 PM

GENS ET AXELROD REVISITENT BERLIOZ ET RAVEL

Le 11 juin 2012 par Pierre-Jean Tribot À emporter, CD Ondine

Hector Berlioz (1803-1869) : Herminie ; Les nuits d’été, Op.7. Maurice Ravel (1875-1937) : Shéhérazade. Véronique Gens, soprano ; Orchestre National des Pays de la Loire, direction : John Axelrod. 1 CD Ondine. Référence : ODE-1200-2. Enregistré en : 2009 et 2010. Notice de présentation en : anglais et français. Texte chanté en français, traduction en anglais. Durée : 65’25.

La discographie de ces partitions, d’une beauté ensorceleuse mais d’une exigence technique et musicale redoutables, est quantitativement importante mais qualitativement très (très) faible. La séduction du timbre des solistes ne peut pas toujours sauver des dictions hasardeuses, une mauvaise compréhension du texte ou une méconnaissance des règles stylistiques de la prosodie. À ce titre, si l’on se base sur les Nuits d’été et Shéhérazade, plusieurs dizaines d’années après son enregistrement, c’est encore la légendaire version Crespin/Ansermet (Decca) qui fait la course en tête ! On pointe individuellement de belles réussites : Susan Graham (Sony) dans Berlioz et Ravel ou Anne Sofie von Otter avec Boulez (DGG) dans Ravel. On dénombre aussi de grandioses plantages comme Kiri Te Kanawa avec Barenboïm (DGG) dans Berlioz ou Sylvia McNair avec Ozawa dans Ravel (Philips).

Rompue à la tragédie et aux secrets de ces partitions, Véronique Gens avait déjà enregistré, sous la baguette de Louis Langrée, un disque Berlioz de haute qualité avec déjà une très belle interprétation des Nuits d’été (Virgin).

La chanteuse n’a intrinsèquement pas le timbre le plus phonogénique et le plus sensuel, mais son intelligence musicale, sa diction exemplaire et son sens du texte rendent aux mots leur émotion poétique. Les effets sont maitrisés avec une retenue presque introspective, un peu sèche, mais qui permet de se sortir des difficultés de cette fausse et ingénue simplicité, mais de préserver l’émotion du verbe.

John Axelrod impose un accompagnement léger, transparent, énergique mais jamais brutal. Il s’avère en parfait accord avec l’expression du chant. Le chef américain combine le sens des couleurs, la maîtrise de la structure et la culture du style. Ainsi, son Berlioz sonne « moderne » et fougueux, et son Ravel nous transporte dans un monde de rêve orientalisant, sans que cela vire au technicolor. La performance de l’Orchestre National des Pays de la Loire force le respect avec des vents très affutés et « français » dans leurs timbres.

L’ensemble de ce disque débouche sur une évidence musicale qui impose cet album comme une référence moderne. On se réjouit également de voir un orchestre « national » servir avec autant de compétence son arbre généalogique musical.

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