John Axelrod






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11 Feb 2011
John Axelrod's Glorious Time in the West
Pizzicato

John Axelrod's Glorious Time in the West

Der Amerikaner macht das 'Orchestre National des Pays de la Loire' zum erfolgreichsten Orchester Frankreichs

Ein mehrsprachiges Interview von Remy Franck (Pizzicato 02/11)

John Axelrod ist ein glücklicher Dirigent. Er ist glücklich mit seinem Orchester, dem 'Orchestre National des Pays de la Loire', er ist glücklich mit dem Erfolg, den er im Westen Frankreichs hat. Axelrod ist aber auch ein leidenschaftlicher Dirigent. Er spricht mit Leidenschaft, er dirigiert mit Leidenschaft und er engagiert sich mit Leidenschaft für sein Orchester und für die Region. "I am a man in the city, I belong to the community", ist eines seiner Mottos. Remy Franck hat ihn in Nantes besucht.

Das Interview war für halb sechs angesetzt, noch vor dem abendlichen Konzert, in dem Axelrod u.a. die vierte Symphonie von Johannes Brahms dirigierte. Doch die Probe dauerte länger als vorgesehen. Axelrod impfte einmal mehr seinem Orchester seine eigene Leidenschaft ein. Und alle machten mit, alle saßen auf dem vorderen Drittel ihrer Stühle. Und dann musste er noch mit einer Gruppe von Einwohnern aus Nantes sprechen, die die Probe besucht hatten. Dann, endlich, war es soweit. Das Interview konnte beginnen. Ein Gespräch mit zwei Journalisten, einem deutschen und einem Luxemburger. Axelrod wollte zunächst Englisch sprechen, dann begann er in Deutsch und wechselte immer öfter ins Französische. Das Gespräch dauerte schließlich bis kurz vor dem Konzert. John hasst das Warten vor dem Auftritt und verkürzt sich gerne die Zeit, wie immer nur möglich. Er, ein Amerikaner im Westen Frankreichs.

Sind Sie noch wirklich ein Amerikaner?

Ich wurde als Amerikaner geboren und heute bin ich Ameropäer. Ich habe nicht nur europäisches Musikrepertoire dirigiert, sondern die europäische Kultur in mir aufgenommen. Ich lebe in Europa. Ich habe eine deutsche Frau, wir haben ein französisches Kindermädchen.... Mein Lehrer Ilya Musin hat mir die Integrität vermittelt, um mit europäischer Musik umzugehen. Ich war auch Assistent von Christoph Eschenbach und habe viel bei ihm gelernt. Ich habe in den vergangenen zehn Jahren 120 Orchester dirigiert, die allermeisten davon in Europa.

Also kein reiner Amerikaner mehr. Wie sieht er denn als Ameropäer das Musikleben in seinem neuen Heimatland?

In Frankreich gibt es für jeden Komponisten zwanzig Philosophen, Schriftsteller und Maler. In Deutschland gibt es für jeden Philosophen, Schriftsteller und Maler zwanzig Komponisten. Die Kulturen beider Länder sind sehr unterschiedlich. Der ehemalige französische Kulturminister Dieudonné de Vabres sagte zu mir, Frankreich habe keine musikalische Kultur. Das ist ungeheuerlich: Ohne Lully hätten wir keinen Dirigenten. Ohne Rameau keine Fantasie im Barock, ohne Ravel und Debussy keinen Impressionismus, ohne Messiaen sähe die zeitgenössische Musik ganz anders aus. Die französische Kultur mag weniger Musiker aufzuweisen haben als Vertreter anderer Gattungen, aber Frankreich ist in der ersten Position, wenn es um die Anerkennung der Musik geht, oder um die Musikerziehung. Das ist hier viel besser als in Deutschland. Wir haben sehr viel Erfolg hier. Wir haben in Frankreich eine Chance.... (redet in französisch weiter): L'Orchestre National des Pays de la Loire a le plus grand nombre d'abonnés de tous les orchestres français: plus de 10.000 abonnés dans les 3 villes Nantes, Angers et Le Mans. Chaque saison, nous touchons 200.000 personnes. Dans l'Ouest de la France il y a une grande faim pour la culture. Cela explique d'ailleurs le succès des Folles Journées de Nantes. Je suis responsable de la programmation à l'ONPL. Je peux donc y réaliser ma vision, je peux oser des combinaisons nouvelles. Je peux concevoir des soirées thématiques. Pour le programme 'Amadeus' nous avons présenté des extraits de la pièce de théâtre de Peter Shaffer, avec trois acteurs. Nous avons joué de la musique symphonique et concertante, des ouvertures d'opéras et des extraits du Requiem….Pour la soirée 'Le Nouveau Monde' on a interprété des œuvres de Kernis, Prokofiev et, bien sûr, la Symphonie du Nouveau Monde. Dans le programme 'Tchaïkovski' je combine le Casse-noisette avec de la musique de Big Band: Haarlem Casse-noisette. On a passé une commande pour une nouvelle œuvre au petit-fils de Serge Prokofiev, Gabriel Prokofiev. Il va composer des variations sur le thème de l'Ode à la Joie de Beethoven pour orchestre symphonique et musique électronique. Nous faisons des concerts de musique de chambre, des concerts de famille...

Gut, das machen viele Orchester. Axelrod hat aber eindeutig Erfolg. Quelles sont ses recettes?

Il y a trois recettes pour attirer le public: la première est l'engagement des musiciens. Le musicien d'orchestre doit jouer comme s'il s'agissait d'une question de vie ou de mort. Si faire de la musique se résume au fait de 'travailler', de gagner sa vie, c'est la fin, nous devenons un musée.
Le deuxième aspect est la présentation. Beethoven n'est pas un problème pour les jeunes. C'est la présentation qui compte. Le public d'aujourd'hui a évolué, il a un autre style de vie, d'autres attentes, tandis que la présentation de la musique n'a pas bougé. Il faut donc qu'un orchestre comprenne les besoins du public. Il faut faire évoluer la présentation, sans pour autant toucher à la musique elle-même. Ich will daher mit maximalem Engagement des Orchesters das Publikum anziehen und auch erziehen. Bernstein war auch einer meiner Lehrer und ich habe bei ihm gerade diesbezüglich sehr viel gelernt. Wir machen ein 'Spectacle', wir stellen neue Relationen zwischen den Werken her, und plötzlich hört das Publikum einzelne Werke in einem ganz anderen Licht. Ich spreche sehr viel mit dem Publikum, im Konzert und auch bei Proben, die offen sind für die Leute. Nous ne sommes pas des musiciens dans une tour d'ivoire. Ma boulangère vient au concert, la dame du pressing où je fais nettoyer mes vêtements aussi. J'ai moi-même une relation très étroite avec le public.
Mais il y a un troisième facteur: la famille. Nos concerts de famille sont de la plus haute importance. Nous collaborons avec celui que je considère être le plus grand présentateur de musique depuis Bernstein: Jean-François Zygel. Il a totalement changé la donne en France. Et cela est d'un grand secours à la musique classique. Chez nous il fera un concert avec un Concerto pour famille et orchestre. Imaginez cet impact. Il s'agit d'un concours. Toute la région y travaillera! La famille est pour nous le plus important des partenaires.

Mais cette famille, n'a-t-elle pas d'autres priorités que la musique?

Il est évident que nous avons beaucoup de concurrence. Heute gibt es Hunderte von TV-Sendern, jede Menge an Radioprogrammen, Tonträger aller Art, Videos, Zeitungen und Zeitschriften in Hülle und Fülle. Das Leben ist, wie sagt man, ...fragmented. Wir arbeiten auch immer mehr. Wir glauben, der neue Computer würde unsere Arbeit erleichtern, aber im Grunde bringt er uns nur dazu, noch mehr zu machen.
Nous devons donc faire face à toute cette offre qui est une offre moderne. Nous ne saurions l'affronter en disant que nous sommes une institution du 19e siècle. Nous devons nous adapter. Notre orchestre n'est pas un orchestre élitaire, nous ne sommes pas exclusifs, mais inclusifs. Nous sommes créatifs, nous sommes ouverts pour le contact direct avec le public. Et je dialogue également avec l'orchestre. Il faut qu'il y ait une grande harmonie entre tous les partenaires, entre les musiciens, le chef et le public. Et il faut savoir aussi que le public est intelligent. Il reconnaît si on veut le servir ou si l'on veut s'en servir. Je suis contre une baisse du niveau. Je suis contre le populisme, contre le cross-over. Je crois que le succès de la musique classique est aujourd'hui trop souvent lié à la beauté et à l'aspect sexy de solistes. Il est trop souvent le fruit de populisme. Mon idée est de garder l'intégrité totale face au répertorie et en même temps de créer une ambiance et une programmation qui attirent le public. Le public veut apprendre, il veut savoir, il veut connaître le background. Je le lui permets en l'invitant aux répétions, en discutant avec lui.

John Axelrod, un chef d'orchestre-psychologue?

Oui! Ein Dirigent muss nicht nur Musiker sein, sondern auch Psychologe und Anthropologe. Er muss die Mentalitäten verstehen und danach handeln. Face au public et face aux orchestres. Okay, sometimes its like fitting the square peg in the round hole. If you have a square peg and a square hole, it's just fine. Do so. If you have a round peg, use a round hole. If you try to fit a square peg in the round hole, you won't have success. In Luxemburg hatte ich zunächst Schwierigkeiten, um mich mit dem Orchester zu verständigen. Heute glaube ich die Antwort darauf zu wissen. In Deutschland ist jedes Orchester um schnelle Lösungen bemüht und akzeptiert sie sofort. In Frankreich muss ich sehr viel reden, sehr viel erklären...diese Unterschiede muss der Dirigent kennen und er muss sie ausnützen. Aber mein Brahms wird in Deutschland immer anders klingen als in Frankreich. Ein Dirigent muss nicht Musik spielen, er muss Menschen spielen.


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